Livre lu et commenté par le club de littérature américaine de Gif-sur-Yvette
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Les petits riens de la vie de Grace Paley
Rivages (éditeur)
Claude Richard (traduction)


Quatrième de couverture : «Une douzaine de nouvelles qui sont d'une lecture désopilante. Des histoires de femmes de tous âges, racontées à la première personne par un écrivain qui sait raconter et qui s'est forgé un style tout à fait original et personnel.» Nicole Zand, Le Monde «Avec Grace Paley, on ne saura jamais si le monde est un sujet de cafard ou de rigolade... Grace Paley, c'est Salinger au féminin.»
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« Les petits riens de la vie » Grace Paley. Traduction Claude Richard « Les petits riens de la vie » publié en 1959 est le 1er recueil de nouvelles de Grace Paley. Elle en a publié 2 autres ainsi que des volumes de poésie. Les 11 histoires de ce recueil se concentrent sur la vie des femmes, des couples (ou ce qu’il en reste), sur les conflits quotidiens, la maternité, le voisinage. Les milieux sont modestes voire pauvres, le plus souvent pétris de culture juive. C’est l’abandon de femme et enfants par un mari, le désœuvrement d’enfants dans la rue, les rêves de ce que la vie aurait pu être. Il n’y cependant aucune trace de misérabilisme dans ces nouvelles mais une grande bienveillance envers ces femmes et même envers les hommes pourtant peu brillants généralement. Le titre du recueil provient d’une des 11 nouvelles où une femme abandonnée de son mari rédige une liste de ses problèmes « qui aurait tiré les larmes au Bon Dieu s’il avait eu le temps »pour participer à « La fortune est à vous », elle la montre à un ancien prétendant qui lui fait remarquer que ses problèmes sont insuffisants, simplement «des petits riens de la vie». Ce qui caractérise avant tout ce livre est le style et la langue. Histoires courtes et fragmentées volontairement opaques parfois. Les personnages prennent vie plus par ce qu’ils disent que par ce qu’ils font. Le texte est parsemé de phrases troublantes, surprenantes, dérangeantes avec irruption de mots inattendus. Ainsi certains titres : « Les éleveurs de garçonnets d’occasion », « Un diamètre irrévocable », ainsi certaines phrases : " " Moi qui vis sur l’autoroute du découragement », "Garde ton chapeau, le porte manteau est en panne"…. Mais il faut avouer que cette écriture fragmentée ne rend pas toujours la lecture facile et certaines d’entre nous ont été assez vite ennuyées par la lecture de ce livre alors que d’autres l’ont énormément apprécié pour son humour et pour cette écriture si particulière. La couverture du livre illustrée par Eugenia Loli connue pour ses collages décalés et loufoques nous a semblé particulièrement judicieuse.
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